Course à pied et écologie : quelle est la réelle empreinte des pratiquants ?

Course à pied et écologie : quelle est la réelle empreinte des pratiquants ?

Vincent Pascolo

La course à pied a conquis des millions de passionnés. Pour certains, elle est un moyen de rester en forme. Pour d’autres, de se dépasser. Accessible, presque minimaliste… on pourrait croire que le running a un faible impact. Mais derrière cette activité apparemment simple et naturelle, se cache une réalité environnementale plus complexe qu'il n'y paraît. Production d'équipements à l’autre bout du monde, événements de masse et habitudes de consommation liées à cette passion : autant de sources de pollution qui augmentent notre empreinte carbone. Alors, quel est réellement l'impact environnemental du running sur la planète ? Comment concilier notre amour pour ce sport avec nos préoccupations écologiques ? Plongeons dans cette analyse pour comprendre les enjeux et découvrir comment pratiquer une course plus responsable. 


L'impact environnemental du running sur la planète : le vrai poids des équipements

 

Quelle est l’empreinte écologique des équipements de course à pied ? 


Les vêtements de course sont conçus pour être légers. Mais côté climat, c’est une autre histoire. Les équipements représentent en moyenne 11 à 13 % de l’empreinte carbone d’un coureur. 


Pour pouvoir estimer ton propre coût écologique, voici quelques chiffres clés [1] [2] :

- chaussures : entre 14 et 20 kg de CO₂ ; 

- t-shirt manches longues : 9 kg ; 

- t-shirt manches courtes : 4 kg ; 

- short : 4 kg ; 

- veste/pantalon imperméable : 8 kg ; 

- casquette : 0,7 à 0,9 kg ;

- montre connectée : de 6 à 33 kg, selon les marques. 


Les chaussures et les t-shirts sont les plus impactants car ce sont ceux que l’on renouvelle le plus souvent. La question de la durabilité devient alors cruciale : plus un équipement est utilisé longtemps, plus son bilan carbone diminue.



Comment réduire l’incidence environnementale de notre équipement ? 


Réduire son impact en tant que coureur, c’est faire preuve de bon sens. Et cela passe par trois moyens faciles d’action. 


1. Privilégier la durabilité 


La durabilité est le critère numéro un dans le choix de son équipement. Avant d’acheter, demande-toi : 

- Est-il conçu pour durer ? 

- Combien de lavages ou de kilomètres peut-il encaisser ? 


Il vaut mieux choisir un équipement durable, même s'il émet plus de CO2 à la fabrication, plutôt que de racheter souvent du matériel fragile mais moins polluant. C’est un non sens. 


Grâce à l’outil Impact CO2, tu peux mesurer concrètement l'impact environnemental de tes choix. Par exemple, une paire de chaussures de running génère un poids carbone de 20,1 kg sur l’ensemble de son cycle de vie (fabrication et fin de vie). Si tu l’utilises pendant un an, cet impact reste de 20,1 kg. Mais si tu la gardes deux ans, il chute à 10,1 kg… et continue de diminuer à mesure que sa durée d’usage s’allonge. La durabilité a donc un réel pouvoir sur ton empreinte carbone.

 

2. Soutenir le Made in Europe


Bien que le transport n’ait pas une influence considérable sur la charge environnementale du produit fini (entre 10 % et 20 %), le choix de produire à l’autre bout du monde en dit long sur l’éthique de la marque. Choisir une entreprise qui produit en Europe, c’est soutenir des marques transparentes qui se battent réellement pour la planète (et dont le process de fabrication n’est pas à base de charbon comme la France ou le Portugal).


3. Acheter moins, mais mieux


La philosophie « acheter moins, mais mieux » invite à résister aux sirènes du marketing des grandes marques, qui relancent constamment de nouvelles collections sans réelle innovation. Avant chaque achat, interroge-toi sur la nécessité réelle de renouveler ton équipement.


Misool, la marque engagée pour un running plus léger 


Misool illustre parfaitement cette approche responsable en plaçant l'éco-conception au cœur de sa stratégie. La marque conjugue production européenne et performance technique grâce à des engagements clairs :  

- privilégier les circuits courts (tissus français, confection portugaise) ; 

- sélectionner des matières durables et biologiques, certifiées OEKO-TEX® et d'une résistance exceptionnelle (plus de 30 000 lavages) ; 

- tout en répondant aux attentes des coureurs en termes de légèreté, confort et absence de frottements.


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Le principal facteur d'émission des courses : les trajets en avion

 

Le vrai poids du transport 


Dans un podcast, l’équipe de Dans la Tête d’un Coureur compare plusieurs profils de coureurs (empreintes carbones calculées à l’aide de MyCO2) : 

- Coureur 1 : court trois fois par semaine, ne fait pas de déplacement pour des courses, n'achète pas régulièrement des vêtements, mange de la viande → 4,77 tonnes de CO2 par an.

- Coureur 2 : athlète professionnel, participe à des marathons internationaux, reçoit des vêtements et des chaussures de sponsors, mange de la viande → 10,13 tonnes de CO2 par an.


Le coureur 2 génère plus du double d'émissions que le coureur 1, les trajets aériens étant le principal responsable de cette différence.


Quelques chiffres chocs pour matérialiser ce que cela représente : 

- un aller-retour entre Paris et New-York représente 1,77 tonne de CO2, soit l’achat de plus de 100 paires de chaussures ; 

- en prenant l’avion pour se rendre à ta course, ton empreinte écologique annuelle augmente automatiquement de 7 à 40 % ; 

- sur l'UTMB, 88 % des émissions de CO2 proviennent uniquement du transport des athlètes.  


De telles données nous poussent alors à chercher des alternatives moins polluantes. 


Les solutions pour limiter la pollution liée au transport


Alors, comment limiter ses émissions tout en continuant de faire des courses ? 


La réponse la plus évidente est tout d’abord d’éviter l’avion. Mais ça, tu l’as compris 😉.


En France, nous sommes doublement chanceux : 

1. nous avons l’un des meilleurs réseaux ferroviaires d’Europe, 

2. nous permettant de rejoindre l’une des 11 000 courses organisées (en 2024). 


Bref, nous n’avons aucune excuse pour prendre l'avion ou pour renoncer aux courses !


De plus, de nombreux événements, petits comme gros, s'engagent désormais dans des démarches écoresponsables, à l’image du marathon de Rennes et de l'Ecotrail de Paris par exemple. 


Pour les courses incontournables comme l'UTMB ou les marathons internationaux, l'engagement ne signifie pas renoncement. Le train, les transports en commun et le covoiturage deviennent les alternatives privilégiées. Les organisateurs encouragent d'ailleurs ces pratiques : l'UTMB étudie l'attribution préférentielle de dossards aux participants voyageant en train. Certains événements vont plus loin en rendant obligatoire une contribution carbone, comme le Marathon du Mont-Blanc [3]. 


L’alimentation, l’angle mort de l’impact environnemental du coureur

 

L'effet (très) concret de nos choix alimentaires


Reprenons les profils comparés dans le podcast Dans la Tête d’un Coureur :

- Coureur 1 : court trois fois par semaine, ne fait pas de déplacement pour des courses, n'achète pas régulièrement des vêtements, mange de la viande → 4,77 tonnes de CO2 par an. 

- Coureur 3 : Court cinq fois par semaine, se déplace en train pour des marathons, n'achète pas beaucoup de vêtements, est végétarien → 2,93 tonnes de CO2 par an.


Malgré des déplacements réguliers vers ses courses, le coureur 3 a une empreinte 40 % plus faible. La clé ? Son régime alimentaire.


Encore une fois, rien de tel que des chiffres pour se rendre compte : 

- remplacer la viande de bœuf par du poulet dans un burger diminue son empreinte carbone de 80 % ; 

- un steak de 120 g équivaut à environ 3,4 kg de CO2, soit l’équivalent… d’un short Misool. Quitte à choisir… 😅


De meilleurs choix alimentaires pour une empreinte réduite


Pas besoin de devenir extrême pour réduire son impact. Le nutritionniste Anthony Berthou propose une approche simple, saine et durable, avec la règle des 3V :

- Végétal : 85 % des calories provenant de sources végétales ; 

- Vrais : 85 % des calories provenant d’aliments bruts, non transformés ; 

- Varié, et si possible bio, local et de saison. 


En adoptant cette démarche, tu réduis ton empreinte carbone tout en améliorant ta récupération, ta santé et tes performances !


Courir de façon responsable, c’est faire des choix moins polluants, sans renoncer au plaisir ni à la performance. Misool incarne cette vision en proposant une gamme de vêtements techniques, ultra-légers et durables. 


Et si tu veux découvrir notre toute nouvelle collection en avant-première, abonne-toi dès maintenant à notre newsletter !


Sources : 

[1] Le site Impact CO2 : https://impactco2.fr/outils/habillement

[2] Interview de M. Bonau, chef de projet Sustainability chez Decathlon, dans le Podcast Dans La Tête D’un Coureur. 

[3] : https://www.marathonmontblanc.fr/coureurs/inscriptions 

 

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